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31/01/2010

"Geert Wilders, l’islam et l’avenir de l’Europe" par Milliere Guy

Le 20 janvier dernier s’est ouvert aux Pays-Bas, le procès de Geert Wilders. On en parle peu dans les médias en France, et lorsqu’on le fait, c’est en procédant à d’injurieuses déformations. Geert Wilders est présenté, de tous côtés ou presque, comme un homme d’extrême-droite et un raciste, donc comme un coupable, un infâme, un galeux.

La réalité est très différente. Strictement rien dans les idées de Geert Wilders ne le rattache à ce à quoi on associe en général l’extrême-droite. Rien non plus ne permet de le qualifier de raciste. Économiquement, c’est un libéral classique, adepte du libre marché et de la liberté d’entreprendre. Politiquement, c’est un adepte d’une conception lockéenne du droit et du rôle du gouvernement dans la société. À l’échelle planétaire, c’est un ami d’Israël et des États-Unis. Il préfère sans aucun doute, outre-Atlantique, le camp républicain et conservateur à la piètre équipe aujourd’hui au pouvoir, mais il n’est pas le seul, loin de là.

Wilders est – et c’est ce qu’on lui reproche en fait – inquiet de l’expansion de l’islam en Europe, désireux de mener le combat contre celle-ci et de poser des questions qui dérangent. Il considère l’islam comme imprégné d’idées totalitaires, d’appels à la violence, à l’intolérance, à la discrimination, à l’oppression des femmes et, précisément, au racisme.

Il a mené campagne sur ces thèmes et fondé à cette fin un parti politique, le Parti pour la liberté, qui est aujourd’hui la principale force politique de son pays.

Il a réalisé un court-métrage de seize minutes appelé « Fitna », largement diffusé sur le net, au sein duquel il juxtapose des phrases extraites du Coran, des déclarations de prêcheurs musulmans contemporains, et des images montrant la mise en œuvre de ce que prônent ces déclarations, par des gens qui les ont prises au sérieux : des attentats du onze septembre à l’assassinat de Theo Van Gogh…

Il demande que soient supprimés du Coran, et dénoncés par les musulmans eux-mêmes, les passages qu’il cite. Lus comme ils le sont, ces passages confirment ce que dit Wilders de l’islam. Il doit, depuis qu’il a réalisé « Fitna », vivre sous protection policière permanente. L’acte d’accusation dressé contre lui parle d’« incitation à la haine », et concerne essentiellement « Fitna ».

Je l’affirme après avoir visionné à nouveau le film : les seuls éléments d’incitation à la haine qu’on trouve dans « Fitna » sont les mots mêmes du Coran et ceux prononcés par des prêcheurs musulmans. Si ces éléments doivent être considérés comme condamnables par la justice, ce n’est pas « Fitna » et son auteur qui devraient être incriminés, mais, en bonne logique, les mots du Coran et ceux des prêcheurs.

Si l’on condamne la juxtaposition de sourates du Coran et de déclarations de prêcheurs radicaux aux images d’actes commis par des gens qui ont pris ces mots au sérieux, ce n’est pas, là non plus, « Fitna » et son auteur qui doivent être incriminés, mais, en bonne logique à nouveau, les vrais responsables des juxtapositions : les gens qui, prenant les mots au sérieux, ont mené les actions que montrent les images.

On peut débattre de l’analyse que Wilders fait de l’islam, et j’aurais personnellement des nuances à apporter et des divergences à énoncer. Mais on ne peut supprimer le débat et interdire l’analyse, pas plus qu’on ne peut nier ce qui semble indiquer des relations de cause à effet, sauf à passer d’un fonctionnement de société ouverte à un fonctionnement tout autre : celui d’une société fermée.

Le procès intenté à Geert Wilders doit être pris pour ce qu’il est : un procès politique de type pré-totalitaire. Aujourd’hui en Europe, au-delà des Pays-Bas, progresse une volonté d’imposer le silence aux critiques de l’islam. Cette censure remet en cause, au demeurant, les principes essentiels sur lesquels repose la civilisation occidentale en ce qu’elle a de plus fécond. Des engrenages sont enclenchés qui, bien que différents des engrenages des années 1930, ont des liens de parenté avec ces derniers.

Au nom d’un pseudo "antifascisme", on permet l’avancée de pratiques effectivement fascistes et contraires à des libertés qu’il a fallu des siècles pour conquérir. Ces engrenages doivent être brisés avant qu’il ne soit trop tard… S’il n’est pas déjà trop tard !

"Arrêtez le procès de Geert Wilders"  Par Léon de Winter

Ce qui devait au départ être un procès contre Geert Wilders accusé d’ "islamophobie" a presque été transformé en son contraire : un procès historique sur le message du Coran.

Le tribunal d’Amsterdam poursuivant l’homme politique néerlandais controversé est aujourd’hui obligé de répondre à la question si oui ou non ce livre sacré pour plus d’un milliard de croyants, peut être comparé au livre d’Hitler ”Mein Kampf”, l’une des publications les plus viles dans l’histoire de la civilisation occidentale. Demandez vous ce qui pourrait mal tourner.

Dans ses écrits et discours, M. Wilders a estimé que ces deux œuvres sont semblables en termes d’antisémitisme et d’incitation à la haine, et a donc appelé à une interdiction de publication sur le Coran, similaire à celle mise en place pour Mein Kampf. C’est ce qui a déclenché des poursuites contre M. Wilders, pour propos discriminatoires et injurieux à l’encontre des musulmans et de l’islam. Le politicien néerlandais, cependant, nie avoir insulté les musulmans. Il insiste que lui met l’accent sur l’Islam radical et le Coran, qu’il considère non seulement comme un texte religieux mais aussi un pamphlet politique encourageant les musulmans à discriminer et, si nécessaire, à tuer les juifs, les chrétiens, les apostats et les autres infidèles. C’est pourquoi M. Wilders réclame le droit de critiquer et de condamner l’islam.

Suite aux plaintes déposées par des activistes musulmans pour la plupart, et des radicaux de gauche, le procureur de district d’Amsterdam en 2008 n’avait d’abord trouvé aucune base légale pour entamer des poursuites contre M. Wilders. Mais les procureurs ont été forcés de changer de cap après qu’une cour d’appel partisane a ordonné ces poursuites contre M.Wilders et de fait, a condamné l’homme politique avant tout procès et sans que M. Wilders ait une chance de se défendre. Cette intervention inhabituelle de la cour, illustre la confusion néerlandaise sur le conflit existant entre deux droits essentiels : le droit à la liberté d’expression et le droit à la protection contre la discrimination.

Selon les sondages, le Parti de la Liberté de M. Wilders , un mouvement libertarien-conservateur à tendance populiste, est actuellement le parti politique le plus populaire aux Pays-Bas. Si des élections avaient lieu aujourd’hui, M. Wilders serait un challenger sérieux pour le poste de Premier ministre. Les détracteurs de M. Wilders se trompent s’ils pensent que la condamnation pourrait lui nuire politiquement. Quelle que soit l’issue du procès, il en sortira gagnant : Si le tribunal restreint le droit de M. Wilders à sa liberté d’expression, de nombreux Hollandais vont interpréter cela comme un effort de la classe politique politiquement correcte de limiter la force croissante du Parti de la Liberté, ce qui ne fera qu’attirer vers lui encore plus d’électeurs. Si, à l’invers, le procureur public ne parvient pas à prouver que M. Wilders a délibérément insulté les musulmans en raison de leur religion, l’opinion de M. Wilders sera considérée comme justifiée. Et là encore, il en tirera un gain politique.

Plus important encore, les poursuites contre M. Wilders pourraient au bout du compte, créer sans le vouloir une crise entre les Pays-Bas et le monde islamique. Ce qui se retrouve sur la sellette n’est pas tant Geert Wilders, mais le livre saint de l’Islam. Le 20 janvier dernier, le premier jour du procès, l’équipe de la défense de M. Wilders a présenté à la cour une liste de témoins experts qui révèle ce que sera sa stratégie de défense. Les témoins experts, un groupe d’universitaires de renommée internationale, d’une part et, d’autre part, des islamistes radicaux (dont Mohammed Bouyeri, l’assassin de Theo van Gogh, et Mesbah Yazdi l’influent ayatollah iranien, radicalement anti-sémite et religieux mentor du président iranien Ahmadinedjad), seront appelés à témoigner sur le message du Coran et sur la comparaison faite avec Mein Kampf par M. Wilders. Comme M. Wilders l’a déclaré lors de la première et seule audience à ce jour, si ses déclarations sur le Coran et Mein Kampf s’avèrent correctes, il ne peut pas être condamné pour avoir dit la vérité. Ainsi l’équipe chargée de sa défense se concentrera sur les points violents et extrêmes dans le Coran, en les comparant à des paragraphes dans Mein Kampf.

L’accusation ne s’est pas opposée à l’appel des témoins dans le but de faire la lumière sur le Coran et Mein Kampf mais elle a seulement objecté sur le grand nombre de témoins cités (17 en tout). Donc très probablement la cour devrait permettre à la plupart des témoins sur la liste de témoigner. Sans aucun doute, il y a de nombreuses remarques anti-juives dans le Coran. Selon certains chercheurs, il y en aurait même davantage dans le Coran que dans Mein Kampf. Il est donc tout à fait concevable que le tribunal juge que Geert Wilders était dans son droit lorsqu’il a comparé le Coran à Mein Kampf. Tout est possible dans ce procès absurde.

Les trois juges saisis de l’affaire, sans doute des hommes décents, modestes, hollandais postmodernes avec donc un minimum de connaissances de l’islam, de sa culture et de ses traditions, se voient maintenant obligés de débattre de la nature d’un texte religieux, chose qui ne s’était encore jamais vue dans un tribunal d’une société éclairée. Devant les juges et les caméras de télévision, le texte fondateur de toute une civilisation sera critiqué et mis en comparaison avec l’un des textes les plus inhumains écrit au 20e siècle, ce qui constitue sans aucun doute une insulte profonde pour les musulmans, radicaux ou non.

Mais il y a une porte de sortie. Le bureau du procureur de l’État a respecté l’ordonnance de la cour d’appel de poursuivre M. Wilders. Le procès a commencé. Il devrait maintenant demander au tribunal l’acquittement.

Ce procès absurde doit s’arrêter immédiatement.

Source : Wall Street Journal via Atlas Shrugs
Traduction Bivouac-id.

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